Bangoua : genèse et évolution

Le groupement a été fondé au 14ème siècle par un chasseur appelé Lekemegne dit Djopvup, prince Badrefam, le village est situé dans le département du Ndé et plus précisément dans l’arrondissement de Bangangté. Il est limité au Nord avec les groupements Batoufam, Bayangam, au Sud avec Bangangté et à l’Est par le groupement Bamena, Batchingou à l’Ouest par Bangam Fokam. Il dispose d’une population d’environ 20 000 âmes avec une superficie de 74 Km2.

Sur le plan culturel : la fête du macabo.

Dans l’histoire de la résistance du roi et chefs traditionnels du Cameroun face à la pénétration des colonisateurs sur leur territoire, il y eut un roi appellé Fo’Notchoutouo.

Fo’Notchoutouo a fait l’histoire et a forcé le respect du temps de la colonisation en défendant sa culture et sa civilisation au prix de liberté et de sa fortune.

En effet, amené en déportation en 1939 à Dschang (chef-lieu de la région de l’Ouest à l’époque de la colonisation) pour n’avoir pas voulu sacrifier sa culture et sa civilisation, ce vaillant roi y restera 18 ans et se nourrissant pour la plupart du Macabo, que lui apportait les vaillants Fils Bangoua du Mungo qui procurèrent le trajet Mungo-Dschang à pieds en transportant des sacs de macabo sur leurs têtes ceci pour témoigner leur attachement et fidélité à leur roi, une fois réinstallé sur son trône le Roi NO TCHOUTOUO décida d’instaurer à bangoua la première fête du macabo le 05 novembre 1958 pour reconnaître et saluer à son tour cet acte de bravoure des fils Bangoua du Mungo qui lui apportèrent non seulement le macabo mais aussi œuvré efficacement pour son retour au trône des ancêtres en 1957, dès lors cette fête est devenue une tradition biannuelle chez les Bangoua et la dernière a été célébrée avec faste en novembre 2013.

De nos jours cette fête est devenue un facteur de rassemblement des filles et fils Bangoua d’une part et de développement d’autre part car les forces vives du terroir profitent de chacune des éditions de la fête de macabo pour inaugurer au moins un projet d’ordre social, économique ou culturel, à titre d’illustration nous pouvons citer entre autres.

L’inauguration de la galerie royale en novembre 1995 par le ministre Aboubakary Abdoulaye alors secrétaire d’état à la culture.

L’inauguration du musée royal en novembre 2011 par S.E. Bruno GAIN alors Ambassadeur de France au Cameroun.

Sur le plan touristique : En parcourant le village Bangoua l’on découvre les richesses touristiques, entre les vestiges du palais royal, belles chutes de Taveuh à 09 branches et de vieutchip, le musée communauté, la forêt sacrée, des grottes à hyène, le cœur balance et re balance.

Sur le plan culinaire : les femmes Bangoua sont d’une hospitalité légendaire avec passage elles vous font délecter des délices de la cuisine locale (macabo malaxé, le koki, le kuii, etc…)

Sur le plan scolaire : Bangoua dispose 10 écoles primaires, 04 maternelles et 04 établissements secondaires.

Sur le plan sanitaire : le groupement dispose d’un hôpital de renom et de deux dispensaires.

Structure de souveraineté : Bangoua dispose d’un poste d’identification et d’un poste de gendarmerie.

Infrastructure de base : avec le soutien multiforme de la fondation Veolia Environnement et d’autres partenaires ainsi que encadrement technique de la mairie à travers rénové et le comité de gestion jouira d’une autonomie de gestion, en outre le village est à 80% électricité.

C’est dans cet environnement exceptionnel que règne, Sa Majesté DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, intronisé le 1er décembre 2001 et dès lors Bangoua est devenue une immense ruche bourdonnant d’initiatives, multipliant partenaires et autres…

Willy Djamen

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